Le Saut à l’Elastique

Bonjour,

Voici une nouvelle page d’informations afin de lever quelques doutes et trouver, je l’espère, des réponses à vos questions et susciter quelques envies de saut à l’élastique 😉

Historique:

Ce sport a été développé dans les années 80 reprenant et modernisant le rite du Gol pratiqué principalement par les tribus del’archipel des Nouvelles-Hébrides.

« L’histoire raconte qu’un jour, poursuivie par un mari jaloux, une jeune femme se réfugia dans un arbre. Empli de fureur, l’homme allait la rattraper, lorsque, stupéfaction, la femme se jeta dans le vide ! Ruse et intelligence : elle avait, auparavant, pris la précaution de s’attacher les pieds à une liane proche. Son mari la suivit dans sa chute … mais sans aucune liane… »

Depuis, les tribus pratiquantes construisent chaque année d’avril à juin de grandes tours d’une trentaine de mètres de hauteur pour célébrer le passage à la vie d’adulte, obtenir la promesse d’une récolte abondante et l’arrivée à maturité de l’igname, plante grimpante qui constitue l’essentiel de leur alimentation:

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Plusieurs se déclarent les créateurs du Bungy Jumping moderne (saut à l’élastique), finalement on s’en fout un peu (même si pour ma part, je considère AJ Hackett comme le premier ;)), l’essentiel étant la sécurité en premier, le dépassement de soi et surtout le plaisir.

Le principe:

Le principe est donc simple : se lancer de plateformes dont les hauteurs et les endroits sont variables suivant les sites, accroché simplement aux chevilles par un élastique.

Les différents sites:

Une structure artificielle, Cairns, Queensland, Australie, 50m:

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Un viaduc, La Souleuvre, Normandie, France, 61m:

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Un cabine suspendue, Queenstown, Otago, Nouvelle-Zélande, 134m:

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Une tour, Macau, région spéciale de la république populaire de Chine, 233m:

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Les obligations :

Aucune condition physique n est requise. Il ne faut pas de contre-indications médicales (cardiaque etc…), il y a bien sur un âge mini qui est de 13 ans tout comme un poids mini de 40kg, pas de poids maxi à ma connaissance (Certains sites comme la Normandie font sauter des gens avec leurs vélos, motos etc…). Cette pratique est un sport mais elle n’est pas régie par une fédération donc aucune licence ou carte de membre n’est à payer.

La préparation et le ressenti :

Votre tout premier saut sera un saut de l’ange dans la plupart des cas, jambes groupées tendues, pieds serrés et bras ouverts mais vous pourrez évoluer vers d’autres types de sauts dès votre deuxième et plus encore après. Bon, vous vous êtes enfin décidé, vous voilà donc sur le site attendant votre tour après avoir été pesé (et des fois ça surprend lol):

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C’est je crois le moment le plus bizarre car devant vous, les gens sautent, vous avez le temps de les voir partir, de voir leurs chutes et de vous dire : « Ça craint, je ne sais pas si je veux vraiment le faire en fait » lol.
A cela, vous ajoutez les cris de spectateurs qui eux ne veulent absolument pas le faire mais qui hurlent à chaque saut pour des gens qu’ils ne connaissent même pas.
Puis vous voyez aussi que tout le monde s’en sort vivant, sans même une égratignure et avec le sourire et la satisfaction de l’avoir fait. Bref, un bon mélange de stress, d’appréhension, de doute. Ça c’est la file d’attente !!! Bien plus excitant que celle de la poste ou du pôle emploi.

Puis on vous appelle, vous n’êtes plus dans la file, vous êtes dans les starting-block. On vous équipe* les chevilles avec une petite serviette type sortie de bain qui est enroulée autour puis même principe avec une sangle qui serrera le tout. Puis on accroche l’élastique.
En se mettant debout, on peut sentir le poids de l’élastique vous tirer les chevilles, lui il veut que vous sautiez !!!

*Suivant les sites (Vidéo Macau) et le type de saut (Vidéo Cairns), vous pourrez aussi être équipé d’un harnais à la taille ou d’un harnais intégrale (taille/épaule).

A petit pas, oui les pieds attachés, on ne va pas bien vite, on avance jusqu’au tremplin. Bien sûr, on ne devrait pas regarder en bas mais c’est trop fort et c’est à ce moment-là que l’on prend conscience de la distance à parcourir tête en avant et ça ne rassure pas !!! On prend une photo (sourire crispé est de rigueur lol), on reprend son souffle et le staff décompte et vous n’entendrez que ça, 5, 4, 3, 2, 1 puis on saute…(ou pas certains ayant un temps d’hésitation après le décompte).

Suivant la hauteur, la chute « libre » sera plus ou moins longue.

Premier ressenti, durant les toutes premières fractions de seconde, c’est l’accélération passant de 0 à quelque chose comme 120 km/h (+ selon les hauteurs) et la sensation de souffle coupé.Vitesse et sensation bien vite ralenties par l’élastique qui fait son travail, passage ensuite par le point le plus bas puis la remontée.
Le point le plus bas peut être parfois sous l’eau suivant les sites (Cairns, Normandie), il suffit de demander au staff de régler un peu long pour toucher l’eau des mains, de la tête ou bien y entrer tout entier.
Quant à la remontée, c’est le moment « reposant » où vous pouvez observer votre point de départ revenir sur vous sans risque de le toucher ;).
La toute dernière sensation difficilement perceptible au premier saut est « l’apesanteur » que vous ressentirez à la fin de la remontée juste avant de redescendre, une demi seconde de flottement très sympathique.
On vous descendra ou remontera ensuite afin de vous décrocher et vous pourrez être fier et heureux de l’avoir fait.

On dit du Bungy que soit on aime et on recommence, soit on déteste. Il ne vous reste plus qu’à tenter ! Pour ce faire, il existe plusieurs sociétés en France et dans le monde. Je suis toujours passé par la même équipe (cliquez sur le logo pour accéder au site) qui dispose de 8 sites:
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Les idées reçues :

Vous êtes nombreux à vous poser des questions, voici celles qui me reviennent le plus souvent :
Si tu n arrives pas à sauter, es-ce qu’on te pousse ?

Quand l’élastique se tend, ça doit être douloureux, non ?

La remontée, ça doit faire mal au cœur et faire vomir ?

Si je saute de la tour de Macau, vais je me cogner dans la tour lors de la chute ?

Et si l’élastique casse ?

Pour vous rassurer, je vais tenter de répondre à ces questions de par mon expérience.

Si tu n arrives pas à sauter, est-ce qu’on te pousse ?
Ce genre de pratique ne se fait pas ou tout du moins je n’en ai pas connaissance. Des lors que vous êtes dans une structure qui se mérite, le personnel sera très pro, très cool et ultra compréhensif. Ils tenteront de vous mettre en confiance, de vous motiver en vous parlant et si cela est vraiment impossible, vous n’aurez qu’à le dire, ils vous déséquiperont.

Quand l’élastique se tend, ça doit être douloureux, non ?
Il n’est aucunement douloureux de sauter à l’élastique et vous ne gagnerez définitivement pas 3 cm arrivé en bas. Toute fois, je vous conseille de vraiment plonger la tête en avant, plus votre corps sera dans l’axe vertical et donc dans le prolongement de l’élastique, moins vous serez chahuter.

La remontée, ça doit faire mal au cœur et faire vomir ?
Contrairement à ce qu’on peut croire, vous n’êtes pas dans un manège de fête foraine ni dans un shaker, la détente de l’élastique est très progressive, elle vous fera passer de votre vitesse maximum de chute à zéro (moment où la tension de l’élastique est au max et que ce dernier s’apprête à vous faire remonter) en plusieurs secondes. Donc cette sensation est inexistante dans mon cas.

Si je saute de la tour de Macau, vais je me cogner dans la tour lors de la chute ?
Le système de Macau est un peu différent des sites de Cairns, Normandie ou Queenstown. En effet, de chaque coté de vous sont positionnés deux câbles fixés et tendus de haut en bas de la tour. Votre élastique, accroché à vos pieds, est relié à ses câbles par des poulies. Lors de votre saut, ils jouent le rôle de guide afin de garder une trajectoire parallèle à la tour. Aucun risque donc. Vous pourrez remarquer les câbles sur la vidéo de Macau.

Et si l’élastique casse ???
En voilà une crainte ! C’est bien évidemment un cas rare et isolé. Les élastiques ne sont jamais utilisés jusqu’à attendre que ça pète. Ils sont fabriqués et prévus pour un maximum de saut qui n’est jamais atteint par les sociétés utilisatrices, c’est la marge de sécurité. Aj Hackett fabrique ses propres élastiques. Toutefois, au bord de la planche prêt à sauter, on se pose ce genre de question. Alors en attendant d’être rassuré, il peut être bon de sauter au-dessus de l’eau car si quand bien même l’élastique casse, vous ne ferez qu’un gros plouf et serait tout mouillé.

J’espère que ça vous aidera à franchir le pas si vous hésitez…

Sur 9 sauts réalisés depuis 2007, en voici 4 en vidéos présentés du plus bas au plus haut :

Australie, Cairns, 51m

France, Normandie, 61m

Nouvelle Zélande, Queenstown, 134m

République indépendante de Chine, Macau, 233m

A très bientôt pour une autre page à venir sur le parachutisme, tandem et solo.

N’hésitez pas à laisser un commentaire 😉

Adrénalinement

Briiice

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